Invitée à un mariage musulman
Hasard de coïncidence, le mariage se déroulait dans la ville limitrophe à celle de mes parents et je fus invité la vieille à un barbecue dernière minute dans la localité d’à coté. Mon sac fut donc préparer hâtivement et avec beaucoup d’hésitation quand à la tenue à adopter. Je n’avais pas la possibilité de la joindre et j’avais oublié de lui demander comment il fallait s’habiller. Question futile ? Non. J’ai labouré mon armoire à la recherche d’ensemble qui fasse habiller s’en être trop coloré ni trop dévêtu. Pas évident. Je me suis questionnée sur la signification des couleurs. Le rouge ? Le bleu ? Le blanc ? Y’a-t-il une couleur qui soit connecté négativement ? Je finis par m’autoriser un pantalon blanc surmonté d’un haut kaki.
M’y voilà. Il est midi. Des gens en tenue de bricolage nettoient la maison. Je connais uniquement la mariée et elle n’est pas là. Et alors ? Rien. Je m’attelle à l’atelier gonflage de ballon. Se rendre utile dès son arrivée est la méthode la plus efficace de faire connaissance et s’intégrer. Je suis contente d’être là. Même si le cumul de heures de sommeil de mes deux dernières nuits s’élèvent péniblement à 4 heures, je tenais à être là. Je ne serais pas vraiment expliqué ce qui me plaisait et pourquoi j’y tenais tant. Cette possibilité d’ouverture vers une autre culture et d’échange avec d’autres personnes me rendait heureuse.
La mariée arrive enfin. Elle est seule. Son mari est en train de faire la cérémonie religieuse ailleurs. Iman ne pouvait pas se déplacer. Oui, c’est amusant. Les époux ne sont pas tenus d’assister à leur mariage religieux. Il faut juste les témoins et un représentant parental de chaque famille. Il s’agit juste d’acter verbalement l’échange des consentements et de bénir les mariés. Il n’y a pas de préparation spécifique au mariage.
Le ciel beau et le soleil fût la trame de fond de toutes les conversations initiatique entre invités. Mélange de famille et d’amis, il n’était pas évident de s’y repérer. Naturellement les amis de la mariée se retrouvent à parler ensemble. Autour d’un verre de coca, fanta, eau ou multivitaminé nous grignotons quelques biscuits salés. Tout le monde s’échangent des sourires, se fait la bise ou se serre la main. L’ambiance est très sympathique. Une atmosphère à la fois calme et joyeuse s’est emparé de la maison.
Un couscous arrive à point pour contenter mon estomac tourmenté et surexploité par de trop grande période de veille. Il est délicieux. Tranquillement les gens se posent et mangent le plat unique. Quelques melons, pastèques ou raisin viendront conclure le repas.
Ensuite c’est la valse des tenues. La mariée doit régulièrement changer de tenue. Elle doit mettre au total 6 ou 7 tenues différentes avec les accessoires, coiffure, maquillage qui vont avec. Les plus traditionnelles sont lourdes en bijoux, d’autres un peu plus légères pour danser.
L’heure du goûter. Gâteaux individuels riches en beurre, miel et sucre sont un délice pour la bouche et compact pour l’estomac. Ils ont l’air si alléchant qu’on se convainc d’en faire qu’une bouchée. Ceci sans réaliser l’apport glucidique et lipidique qui contentera en une mastication la plus ardue de faim. La pièce montée de spécialité de choux est coupée par les mariés.
J’ai partagé une après midi très agréable avec cette quarantaine de personnes. J’aime discuter avec des personnes qui ne partagent pas la même culture que moi. L’échange est d’une qualité rarement égalable. On perd sont noyau d’égocentrisme que nous avons tous tendance à cultiver.