Flûte alors...
Ce que je viens de raconter m’arrive ponctuellement lorsque je suis fatiguée. Broyer du noir ? Peut être. Enfin, ce jour là, je me suis détachée de cet état. J’ai fermé la partition. J’ai pris une profonde inspiration. J’ai relâché l’ensemble de mes doigts qui tenaient ma flûte. J’ai fermé les yeux. Là, j’ai soufflé. J’ai réalisé que la flûte vibrait. Sensation que je découvrais après quelques années de pratique. Comment avais je pu remplacer le plaisir de jouer par la dictature du respect de la théorie ? J’ai repris mon morceau et j’ai compris la partition. Le baroque, c’est d’une expressivité extraordinaire.
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