Flûte alors...

Publié le par setjy

Une partition, des notes, un rythme, des silences, un instrument. Je tente de ma caler au son du métronome. J’essaye d’émettre un son limpide. Mon esprit se concentre. Je suis tellement accaparer par la nécessité de reproduire fidèlement le morceau que mes doigts se crispent sur a chaque changement de doigtés. Ma gorge est tendue. Non, décidément je n’y arrive pas aujourd’hui. Et plus je le constate et plus je me le répète mentalement. Impossible de rester concentré sur la partition, ma déception commence à se transformer en revendication contre ses difficultés que j’éprouve de manière générales.
Ce que je viens de raconter m’arrive ponctuellement lorsque je suis fatiguée. Broyer du noir ? Peut être. Enfin, ce jour là, je me suis détachée de cet état. J’ai fermé la partition. J’ai pris une profonde inspiration. J’ai relâché l’ensemble de mes doigts qui tenaient ma flûte. J’ai fermé les yeux. Là, j’ai soufflé. J’ai réalisé que la flûte vibrait. Sensation que je découvrais après quelques années de pratique. Comment avais je pu remplacer le plaisir de jouer par la dictature du respect de la théorie ? J’ai repris mon morceau et j’ai compris la partition. Le baroque, c’est d’une expressivité extraordinaire.

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