Hop, hop, hop
Un petit footing en solitaire, au bord de l’eau, sous les étoiles. Dans quel paradis suis je donc ? Je cours. La musique m’entraine à porter un pied devant l’autre. J’ai le sourire. Aucune douleur au niveau des mollets ni au niveau des genoux. Je me sens bien. L’endroit est désert pourtant il est à peine 20h. Le froid tente de s’infiltrer à travers les ouvertures de mes vêtements mais les jointures résistent. Seul mon visage s’ accapare cette fraicheur.
Courir. Pourquoi ressentir autant de plaisir à cet effort fatiguant ? N’es ce pas contre nature de vouloir se fatiguer ? Pourquoi avoir ressentir ce besoin irrésistible de me dépenser ? Un repas trop copieux ? Une énergie débordante ? Une envie de prendre l’air ? Des muscles engraissés ?
Il est temps de quitter ce paradis. Je m’éloigne de ce lac artificiel bétonné et de ces lampadaires blafards. Je regagne les tours HLM à travers les bosquets. Mes jambes auront été fidèles à mes envies. Je les en remercie.