ça déménage

Publié le par setjy

Des tas de papiers recouvrent la surface pietignable de mon appartement. On pourrait croire qu'un grand courant d'air à parcouru Ouest en Est mon appartement. C'est le résultat d'un tri de  mois de vie à Paris. J'ai fait des piles par thème, par utilité, par type. Certaines piles iront dans le carton souvenirs, d'autres me suivront à Orléans. Y'a vraiment de tout. Article de journaux,  documentations spécialisées, lettre, tract, revue alternative... cet étalage de papier me fait réaliser que je n'en ai pas lu la moitié. C'est ainsi. Il paraît qu'il faut que j'arrive à limiter mes centres d'intérêts. Impossible cependant de tirer un trait  sur un domaine en particulier. Religion, Environnement, Ecologie, Décroissance, Sociologie, Mai 68... et bien d'autres.

 

Je me résigne à encartonner ces informations. C'est un peu un bout de ma vie que je stoche. L'heure du bilan à sonné. Tin-tin-tin. Non je rigole. Je suis bien trop pressée par le temps. Je n'ai pas su m'organiser. j'ai voulu profiter de ma vie parisienne jusqu'à la dernière minute. La veille j'étais encore à une conférence sur les modifications énergétique et d'urbanisation après l'ère du pétrole. Quelle idée! Je suis irrémédiablement une dernière minute ou peut être simplement n'avais je peur de tourner la page trop tôt.

 

Oui mais! Car il y a un « mais ». Sans l'aide extérieur d'ami et de la famille, je ne m'en saurais jamais sorti. J'ai attendu la dernière minute également pour appeler « à l'aide ». j'étais convaincue que je pourrais m'en sortir toute seule. Dans ces conditions, la main secourable d'un ami a une valeur inestimable. J'ai passé 1 journée et demi à mettre en carton. J'avais l'impression que mon cerveau marchait au ralenti. J'étais incapable de penser. Il m'arrivait bien souvent de brasser de l'air. Plus je m'en rendais compte, et plus je me le disais. Un vrai cercle vicieux. Le comble de l'inefficacité! Sûre, j'avais besoin de dormir pour recharger les batteries. Comment arriver à trouver le sommeil lorsque le temps nous manque? Mes nuits étaient agitées et peu reposantes.

 

Finalement, j'en suis venu à bout. Enfin, presque. Je dois encore faire un aller retour dimanche prochain pour récupérer les derniers cartons. J'avais largement sous estimé la quantité d'affaire  que j'avais entassé durant ces quelques mois. Pour ma défense, la tâche n'était pas facile puisque je devais faire un double tri: certains cartons étaient mis en attente chez mes parents et d'autres me suivaient sur Orléans. Il me fallait prévoir ce qui allait me servir ou non. Ce que j'abandonnais pour un temps. Ce que je considérais comme indispensable.

 

Et là ce fut le drame. Je formais un binôme d'une efficacité indéniable avec mon frère. Je basculais les cartons dans le couloir et lui les chargeait dans l'ascenseur puis dans la voiture. J'avais gardé pour la fin les objets les plus important pour moi. Pourquoi? Je crois que je craignais qu'ils disparaissent en cours de route. Et puis y'a les objet qui font tellement parti du décor qu'on les oublie. Ah tient y'a ça... et puis ça.... et ça encore. Au troisième « non, ça ne rentre plus » j'ai compris qu'il fallait que je fasse des concessions. Choisir entre le monocycle, un carton de cd de musique )qui contenait mon dictionnaire!!), le micro onde... Bref, j'ai sacrifié les cd de musique (avec le dictionnaire, snif!).

Après avoir rejouer au tetris chez mes parents pour rajouter des vêtements et l'ordinateur j'ai pu prendre la route d'Orléans. Un trajet où j'ai pu avoir des conversations particulière avec mon père. C'est tout de même invraisemblable que pour avoir ce genre de conversation il faille se détacher du contexte « maison ». Enfin. Finalement, je crois que je suis dans ma période où toutes les rencontres que je fais, toutes les conversations que je partage, toutes les images que j'observe, toutes les musiques que j'écoute me touchent. Plus je m'ouvre au monde extérieur et plus je suis réceptive.

voilà. Les cartons sont arrivés à destination. Quelqu'un sont encore fermés. Finalement ce n'est pas si terrible que ça un déménagement. Des objets s'acclimatent plutôt rapidement à leur nouvel environnement. Ils sont bien moins figer que les humains
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