Si je considère ma définition d’une drogue, c'est-à-dire, ressentir un manque tant que l’on aura pas obtenu ce que l’on recherche, j’affirme que je suis droguée. De quoi ? D’écrire. C’est un des rares trucs qui me rende agressive. Je suis accro à ce mode d’expression. Je suis incapable de réaliser ce besoin autrement. J’ai besoin d’un stylo et d’une feuille. Impossible de le faire mentalement. Si je ne le fais pas régulièrement, je ressens un mal être. Mes idées se troublent. Alors j’écris. Cela peut être personnel, imagé, « littéraire », orienté, ou totalement floue. C’est totalement irréfléchi. Parfois je me demande même si c’est moi qui m’exprime. Ensuite, je me sens soulagée et satisfaite. Oula, je ne parle pas de ce que j’ai produis. Rarement je relis mes phrases (même si elles ne diraient pas non à une petite béquille pour être un peu moins bancale). Lorsque j’emploie le mot « satisfaite » c’est plus par assouvissement.