Et le vent souffle...
J’avais oublié que l’on pouvait mourir. La théorie de la vie, je la connais. On né… puis on meurt. Machinalement je pouvais dire également que la mort pouvait surprendre n’importe qui à n’importe quel moment. Entre le savoir et le vivre… aucun livre ne pourra l’apprendre.
Une personne disparaît. Elle ne respire plus. Elle n’existe plus. C’est trop tard maintenant. Le vide. La douleur se surmonte avec le temps qui prendra soin d’effacer à son rythme les traces du quotidien.
Je suis tellement démunie face au vide. La tristesse que j’éprouve n’est rien à coté de celle ressenti par les proches les plus intimes. Que faire pour soulager leur souffrance ? Rien ?
Une seule chose est en mon pouvoir. C’est peut être très égoïste de ma part. Je n’en sais rien mais c’est ma façon à moi d’accepter cette mort. Je profite de cette vie. J’évite de laisser filer ces petits moments de bonheur qui passent bien trop souvent à la trappe. Chaque jour qui s’écoule doit être se conjuguer avec vivre. Même si l’existence est faite de routine, de corvées, de travail, de formalité, il ne tient qu’à moi de le faire avec le sourire.