Quel avenir pour les peuples de L'arctique?

Publié le par setjy

    La conférence commence par une mappemonde inhabituelle. La carte est centré sur le pole Nord. L’Europe apparaît ridicule par rapport à l’étendue du territoire Arctique. Sur ces grandes étendues allant du Nord Canadien à la Sibérie en passant par le Groenland vivent des peuples qui ne font pas partie de nos livres scolaires.

    Qui sont ils ? Pourquoi parle t on d’eux ? Comment vivent ils ? Quelles langues parlent ils ? J’emploie volontairement le pluriel car il ne s’agit pas d’un peuple mais de plusieurs peuples. Il y a donc plusieurs passés, plusieurs histoires, plusieurs langues. Je préfère ne pas me risquer à l’amalgame en essayant de vous détailler les spécificités de chaque peuple.

Cette conférence est ponctuée de documentaires : leur mode de vie dans les années 40, les rituels, le commerce, « l’éducation »…

    Une petite anecdote sympa : savez vous quel est l’origine des esquimaux dans les salles de cinéma ? Eh bien, dans les années 20, un film est resté à l’affiche pendant 6 mois à Paris. C’était un documentaire sur les débuts des échanges commerciaux entre les Inuits et les ??. Nanouk troquait des fourrures de phoques ou de renard contre des bijoux, des bonbons multicolores et d’autres objets « modernes ». De là, les spectateurs ont commencé à manger des « esquimaux »  traduction  de « civilisation Inuite ». Inuit provenant de Inuk signifiant simplement « hommes ».

    Leurs terres, riches en ressources naturelles ont fait l’objet de l’appétit gourmant d’autres pays voisins. Les prises de contact avec ces peuples ont été différents en fonction de l’époque, de la politique et du pays. Ignorés par les premiers arrivants, ils ont vu débarqué des missionnaires qui tentaient de s’intégrer à leur communauté en apprenant leur langue et leurs coutumes. Pendant la guerre froide et encore aujourd’hui, les enfants en âge des scolarisés sont envoyés de force dans des internats loin de leur famille. Ils doivent y oublier leurs coutumes et leurs langues. Quelques mouvements associatifs militent pour mettre en place des écoles nomades et ainsi permettre aux enfants d’apprendre tout en restant dans leur environnement (SEKALAN).

    En combat pacifique avec leurs gouvernements de tutelle,  ils doivent constamment prouver leurs valeurs, leurs rôles et finalement, bien que ce soit paradoxale, leur légitimité. Le Groenland a obtenu un certain détachement de son gouvernement de tutelle, le Danemark, mais doit prouver son auto-suffisance s’il veut obtenir sont indépendance. Le Nunavut a obtenu 13% du territoire avec le gouvernement Canadien suite à de long débat et négociation. Une déclaration des Droits de peuple Autochtone est en préparation (depuis 30 ans…) et sa publication et application devrait entrer en vigueur fin 2007 si les opposants arrêtent enfin de jouer sur les mots.

    Plus que ce combat pour la reconnaissance, un enjeu mondial vient se greffer à ces débats pour la légitimé de ces peuples: le réchauffement climatique. Cette nouvelle situation concerne à la fois les droits d’exploitation des richesses des sous sols et les propriétés des futures voies potentiellement navigables.

Cycle de conférence "pôle nord pôle sud" à la cité des Sciences.

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