Mon cher Victor Hugo
L’avais tu prédis que 150 ans, on allait étudier tes écrits en concours ? Ce monde utopique de l’égalité des droits, de la liberté d’être, d’aimer et de penser, de l’unicité de la monnaie, de la langue et des lois…. que tu avais envisagé, qu’en penses tu aujourd’hui ?
De mon coté, je n’en pense pas grand chose. Certes, tu as été d’une clairvoyance impressionnante. Cependant, tu oublies la nature « animale » de l’homme. Oh, tu le dis bien que nous nous distinguons des animaux par notre capacité à penser et à posséder mais nous en faisons parti malgré tout. Tu dis du travail pour tout le monde grâce au développement de l’industrie, de la nourriture pour tous avec la maîtrise de notre environnement et une société d’égalité des droits et des chances avec des lois incontestables. Y’a du vrai. Tu parles aussi de l’accès au savoir pour chacun. Cette possibilité d’apprendre qui nous donne les armes nécessaires pour comprendre et affronter le monde. L’essence même de notre évolution qui nous transforme un besoin de conquête de territoire en un besoin de s’accomplir humainement dans la société. Je te l’accorde. Tu es un sacré visionnaire quand même.
Si le ton est un peu hargneux c’est que ce texte je l’ai lu et relu, retourné, pensé et décortiqué. Mot par mot et virgule par virgule. Il fallait « commentez ». Mes cours de français sont bien loin et mes capacités rédactionnelles sont faiblardes. J’ai mis quelques temps avant de trouver un plan mais le temps m’a dépassé. Le gong à retenti avant même que je finisse ma rédaction. C’est frustrant. Alors forcément, j’étais déçue. Ne pas avoir réussi cette épreuve n’est pas une catastrophe en soi d’autant que j’allais à ce concours les mains dans les poches ! Ce qui me désole est de me retrouver devant ma copie, détachée de tout stress, sans être capable de réfléchir et produire efficacement quelque chose. Les mots ne viennent pas. Les idées ne sortent pas. Et de ce contact, mes pensées s’emballent et je me retrouve au temps du lycée. Je réitère mes incriminations contre ses 1er de la classe qui réussissent tout sans rien faire. Je bascule sur mes lacunes irrémédiables en terme de savoir. Bref, j’envie tous ces gens qui ont l’air d’être à l’aise avec les mots. Je sais que l’envie fait partie de mes ennemis. J’en ai conscience.