Escapade aventurière pédestre en solitaire
Petite randonnée de 70 km dans le Vaucluse, plus précisément autour du Lubéron. Je ne m’attendais pas à une région aussi magnifique. 5 jours de marche, ampoule, soleil, fatigue, rencontre au rendez vous ! Parti de Apt, le sac au dos, le plan à la main, une veste multi-poche 3 fois trop grande pour moi, un foulard multi fonction, mon unique pair de chaussure a pied, je marche vers mon premier gite, sous le ciel gris nuagueux. Après quelques kilomètres de goudron je m’enfonce enfin dans les petits sentiers rocailleux pentus. Une petite joie de me retrouver dans cette nature où la conquête de l’homme ne s’y manifeste que par un balisage discret. Mon sourire s’efface au fur et à mesure que le ciel s’assombrit, les nuages se vident et les kilomètres se multiplient. La hâte et la fatigue m’entraînent vers une mauvaise direction… je redescends du mauvais coté de la colline ! Les pieds me font mal, mon estomac est vide et ma boussole n’est bonne qu’à me confirmer que le chemin emprunter est mauvais. J’enrage contre moi même, contre mon inconscience. Je refuse de passer de telles vacances. Les larmes s’échappent pratiquement de mes yeux lorsque j’entends des sons de voix. Un groupe me devançait. Je retrouve alors mon calme. Je ne suis pas perdue. Maintenant une seule chose m’importe, trouver une route goudronnée et arriver à mon gite d’étape en faisant du stop. Un pouce timide s’agite au début puis je gagne en volonté et j’arrivais à destination, par deux voitures au conducteur sympathique.
A partir de l’accueil dans ce gite, cette petite ville rurale de Cucurron, tout se métamorphose. Le ciel vire au bleu, le moral revient, le sourire se grave sur mon visage et les douleurs me rendent plus forte. A l’étonnement des propriétaires voyant arriver une randonneuse seule, je serais l’unique occupante de gite d’étape prévu pour 4 à 30 personnes. Les villages pittorestes se succèdent, les paysages tous plus beau les uns que les autres…tout a une autre valeur, un autre goût. Le mal l’aise du début se transforme en confiance en moi. Cucurron, Vitrolles, Cereste, Oppedette, Viens, Rustrel… des noms et des images que mon esprit à photographié
Difficile de revenir au monde parisien après ça. En ayant vécu avec le minimum pendant une semaine, dans le calme de la nature, à la générosité des habitants, au sourire des oiseaux… je rentre dans mon appart… trop de bruit, trop de choses, trop d’impératifs.