Déprime d'avril
Manque de sommeil, manque de reconnaissance et manque de confiance en soi, un trio gagnant pour foncer vers le mur de la déprime. Je ne vais pas bien parce que je n’ai pas le droit de ne pas aller bien. J’ai un boulot, une famille idéale, des amis parfait, un amoureux modèle, un toit et de quoi manger.
Alors pourquoi diable est ce que je m’enfile tous ces fonds de paquets de gâteaux ? Pourquoi es ce que j’attrape tout ce qui m’entoure pour le porter à mon estomac? Qu’est ce qui me triture le cerveau ? Qu’est ce qui entraîne ce mal être ?
Je ne suis pas à ma place. Tous les matins je m’installe devant mon écran d’ordinateur dans l’espoir de pouvoir rédiger. Rédiger quoi ? Les rapports que l’on me demande. Chaque phrase est un calvaire. Les mots ne sortent pas. Les phrases s’enchaînent sans logique. C’est comme si j’allais au bagne tous les jours. Pourtant il me demande de faire des choses très simple. Y’a vraiment pas de quoi mettre une baleine dans le lavabo.
Je rêve d’être dehors. Je rêve de découvrir le monde. Je rêve de parler avec des milliards de personne. Je rêve de rester assise des heures à observer les gens dans une gare. Je rêve de partir au Canada. Je rêve de faire un périple itinérant avec mes chaussures comme compagnon. Je rêve de pouvoir être compétente dans un domaine. Je rêve de pouvoir me battre pour quelque chose de concret.
Où commence la vie ? Où s’arrête le rêve ? Où se situe la limite du rationnel ?
Je me suis engagée. Je dois finir ma formation. Je dois tenir le coup. Je dois me laisser ma chance. Je dois m’accrocher. Je dois y croire. Je dois …. Dormir.