Gravir une montagne
Je la vois. Elle m’impressionne. Elle me surplomb. Elle est belle. La vue doit être extraordinaire de là haut. Pourrais la gravir ? Aurais les compétences ? Suis-je suffisamment entraîner ? Faut il que je m’y prépare ?
Une occasion se présente. Je ne sais pas si je réponds réellement au critère. « randonneur expérimenté ». Que suis-je ? Suis à la hauteur ?
Après quelques hésitations, je saisis la perche que l’on me tend. Oui, je tenterai d’y monter. Oui je ferais le 20 km. Peu de personne connaisse la valeur de mon « oui ». Ce oui m’engage obstinément à poursuivre mon but jusqu’au bout. L’intelligence s’éclipse parfois de cette obstination.
De bon matin, je me joins au groupe. J’essaye de contenir mes angoisses. Je ne dois pas les laisser paraitre. Il faut que je sois au même niveau que les autres. Je dois marcher au même rythme.
A peine parti je réalise que je remporte la palme de la personne qui s’angoisse pour pas grand-chose. Je tiens la cadence sans aucun problème. Le rythme est d’ailleurs légèrement trop lent. Ce mont, je l’atteint facilement. Les 20 km se réalise aisement.