Noyelle reyap olloc
Quel titre intriguant ? Que vaut il dire vraiment ? Quelle est donc cette langue ? Mystère mystérieux. Ombre ombrée. Brouillard brumeux. Quelle âme poétique tardive ! Comme tous les soirs je m’attarde à décaler mon couché. Je sais que mon organisme me réclame quelques heures de sommeil. Je rejoindrais morphée quasi instantanément. C’est ainsi.
Sauf qu’il faut que j’écrive quelques lignes sur … sur quoi déjà ? J’hésite. J’aimerai parler de ma soirée. D’un autre coté, je n’ai pas demander l’autorisation de mes collocs. Quel subterfuge puis je employer pour en parler sans en parler ? A partir de où commence ma vie privée et ou s’arrête elle ? Il n’y verrait sans doute pas d’inconvénient mais je vois mal leur poser la question. Et si je parlais en émotion ? En métaphore ? En verlan ? en symbole ? En anglais ?
Ce qu’il y a d’amusant dans tout cela c’est qu’il n’y a rien d’intime à raconter. Un repas de Noel entre nous, un synchronisme parfait en bas de retrouvaille en bas de l’immeuble, course efficace grande surface, préparation relativement éclair de l’apéritif dînatoire… (1 heure à 3 pour faire 4 sortes différentes d’amuse palais), dégustation de mini hamburgeur, bruchetta, blini et noix de saint jacques… tout ceci fait préparer avec les moyens du bord. Arrosé au pastis et au vin rouge. On s’échange les immanquables cadeau d’époque, sauf pour mister qui conformément à ses gênes, avait par intellectualisé le principe. Fin du repas. Je n’ai pas le courage de me remettre à bosser. Trop lourde pour dormir. Trop fatiguée pour ranger. Trop diphasique pour parler.