La terre tourne. Le temps tombe comme un château de carte. Les hommes ont
faim. Ce n'est plus de l'histoire ancienne. La faim gagne du terrain. 10 % de la population aux Etats Unis est considéré comme « situation grande précarité ». Des parents se privent
pour que leurs enfants aient suffisament à manger. Ils doivent sélectionner la facture qu'ils privilégient de payer à la fin du mois. Travailler toute la journée et avoir un creux dans le ventre.
Bien entendu ce que je dis là est issu d'une interprétation de mon cerveau. Je viens de lire un article de CI (Courrier International). Je suis touchée. Je commence à réaliser l'ampleur de la
crise. Je m'inquiéte. Pourtant j'ai mangé ce soir. J'ai mangé plus que nécessaire. Du pain, du fromage, de la soupe. La misère est difficile à concevoir lorsqu'on est pas dans le
besoin.
Alors je m'interroge sur l'utilité de mon projet. Tour du monde en vélo. Comprendre, partager, connaître des écovillages, écohabitat et ferme
communautaire. Encore un projet de jeune riche européen inconscient des réalités de la vie. Peut être. Seulement il y a une finalité à mon projet. Une question en suspens. Une idée reçue que
j'aimerais combattre. J'ai une thèse à défendre. Pour cela je dois faire mon tour du monde. Bye bye aux septiques qui ont déjà la réponse à ma question que je n'arrive pas encore à
formuler.
J'ai un an pour développer des compétences, mettre des sous de coté, être en forme physiquement. Anglais, sociologie, urbanisme doivent
être des notions acquises. Il faut impérativement que j'arrive à me dégager du temps.
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